S’abandonner à un « pour rien » premier

Pour rien. Penser le « pour rien », est peut-être la tâche essentielle de la théologie, du moins protestante1. Créer pour rien, aimer pour rien, vivre pour rien. De gratuité. La misère nous serait-elle plus acceptable si elle relevait d’un ordre supérieur, puisqu’à ce point, on…

Un amour premier

Mon ami Élian vient d’écrire, dans les colonnes de Réforme un article sur le divertissement1. Industrie qui prospère en ces temps d’angoisse. Entre anxiolytiques chimiques, alcools et stupéfiants2, et offres « numériques », l’angoisse n’a qu’à bien se tenir ! Mise au placard. Refoulée. Niée ?…

Ninive a été capable de changer

On le savait. Depuis des années les biologistes avaient sonné l’alerte : un jour allait venir où un virus émergerait et mettrait à mal l’humanité entière1. Mais on n’écoute les savants que lorsqu’ils nous confortent dans l’illusion d’une technique toute puissante. Sinon, on dit…

Vivre de confiance

Une utopie géo-localisée : j’espère que vous avez trouvé la formule de mon dernier envoi (« Vous avez dit Apocalypse ? ») incompréhensible. Du moins énigmatique. Elle l’est aussi pour moi ! Utopie, du grec ov non et τοπος, le lieu ; l’utopie est un non-lieu. L’utopie…

Vous avez dit apocalypse ?

Nous n’avons connu de la mondialisation que la prospérité à bon marché. L’autre côté du globe ne l’a connue qu’à genoux. La pax romana assurait une économie florissante, ce qui signifie que des esclaves en sont le moteur caché. Qu’il faut garder cachés. Ἀποκάλυψις,…

Post-paschum blues…

Grisaille et pluie sur Montréal. Pâques aurait-il des relents de gueule de bois ? Overdose d’Alléluia ? Peut-être, mais il y a plus. Pâques, objet fétiche que l’on agite pour se persuader soi-même. Pâques, clé de voûte d’un édifice idéologique, qui d’une pierre roulée…